Ceux qui ne sont pas sensibles à la tonsure à la Zidane ne comprennent peut-être pas pourquoi il a été, à l’époque du Grand Bleu, le sex-symbol affiché dans plus d’une chambre. Il a le regard magnétique et une intensité dans les failles qu’il interprète. Fils d’un père américain et d’une mère française, Jean-Marc Barr, celui qui deviendra l’ami emblématique des dauphins, naît en Allemagne. Il y passe une partie de son enfance, mais vit aussi aux Etats-Unis et en France, pays de ses parents. En 1974, la famille de Jean-Marc Barr s’installe à San Diego. L’éducation est stricte car un jour le fils devrait suivre les traces de son père, le héros de l’US Air Force. Mais il choisit une autre voie que celle déjà empruntée et part à Londres étudier le théâtre. En Angleterre, il ne fait pas seulement la connaissance d’auteurs : il rencontre aussi sa future femme, une pianiste d’origine yougoslave (origine qu’il met en scène dans Lovers, son premier film en tant que réalisateur). Son retour en France ne stoppe pas sa carrière, bien au contraire : il est dans La Guerre à sept ans, mais surtout dans Le Grand Bleu. Son incarnation de Jacques Mayol, le plongeur aux records d’apnée, va longtemps lui coller à la peau. Il commence à décoller son étiquette en jouant dans Europa, de Lars von Trier. La collaboration reste active après ce film puisque Jean-Marc Barr retrouve le réalisateur pour Breaking the waves, Dancer in the dark ou Dogville. Le comédien finit par passer derrière la caméra. Pour filmer, il suit les règles du Dogme édictées par le réalisateur danois et deux de ses compatriotes : tourner en vidéo, sans lumière ajoutée, sans transformation des décors et sans pied. Le style aux apparences de brouillon doit révéler le jeu des acteurs. Lovers, son premier film, raconte un amour fusionnel entre une Francaise et un artiste sans-papiers d’Ex-Yougoslavie. Too much flesh et Light Beings (ou Being Light) concluent sa trilogie sur l’amour et la liberté. Ses choix peuvent paraître élitistes, mais ils sont davantage éclectiques : il joue notamment dans Folle d’elle, un bide avec Ophélie Winter.
Bonjour Jean Marc:I loved the irtneview! I thought I knew you so well after all these years, but I learned much that is new. You have had such an interesting life.Warm Regards,Andrea