Avec prés de 200 films à son actif, Jean-Claude Brialy est un acteur incontournable. Mais, n'oublions pas qu'il a aussi été l'un des plus beaux hommes de sa génération : il était le « Carry Grant français » comme le soulignait François Truffaut.
Jean-Claude Brialy, né le 30 mars 1933, en Algérie, était un fils de militaire bringuebalé au gré des déménagements familiaux. Après son baccalauréat, le jeune homme se rêve acteur. Il obtient le premier prix de comédie du conservatoire de Strasbourg. Rattrapé par le quotidien, le saltimbanque doit rejoindre son régiment à Baden-Baden.
A l'issue de son service militaire, il débarque à la capitale et le réalisateur
Jacques Rivette le remarque. Il lui offre son premier rôle dans un court-métrage
Le Coup du Berger, en 1956. Puis, il multiplie les apparitions, notamment dans
Ascenseur pour l'échafaud, en 1957, de Louis Malle.
La célébrité arrive en 58, avec
Le beau Serge, de
Claude Chabrol, où il incarne François, qui revient dans le village de son enfance pour y assister à la déchéance d'un ami et Les Cousins, où il incarne le cynique cousin parisien d'un petit provincial ébahi par la ville. Le public se prend d'affection pour ce jeune acteur désinvolte et charismatique.
Brialy devient, comme son acolyte
Jean-Paul Belmondo, l'un des acteurs phares du mouvement cinématographique de la Nouvelle Vague. Il tourne avec
Jean-Luc Godard (1960, Une femme est une femme), François Truffaut (1967, La Mariée était en noir) ou encore
Eric Rohmer (1969, Le Genou de Claire).
En 1971, il passe derrière la caméra et réalise
Eglantine, où il évoque avec nostalgie ses souvenirs d'enfance.
Jean Claude Brialy est un acteur boulimique de travail, qui tourne à un rythme effréné et qui monte régulièrement sur scène. Il cultive le rôle du dandy, comme dans
Julie Pot de colle, de
Philippe de Broca (1977). Mais, il sait aussi donner à son jeu une gravité, qu'il met au service de films noirs comme
Mortelle Randonnée, de
Claude Miller (1982). Avec l'âge, il accède à des rôles de patriarche, comme dans
La Reine Margot de Patrice Chéreau. Il a plus récemment été redécouvert dans
Les Acteurs de
Bertrand Blier ou
Kennedy et moi de
Sam Karmann (1999).