Christophe de Ponfilly était l'âme sur du commandant Massoud, grand chef de la rébellion afghane. Il était si attaché à la cause de ce pays qu'on le surnomme aujourd'hui « Ponfilly l'afghan ».
Journaliste, il a fondé, avec Frédéric Laffont, l'agence de presse Interscoop et la société de production Albert Films.
Il a réalisé, en tant que journaliste reporter d'images, plus d'une quarantaine de reportages et de documentaires, dont beaucoup sont consacrés à la société française (A nos profs bien-aimés, 95) ou africaine (Télé-Radio-Magie, 93). Il est l'auteur de plusieurs collections de films comme Zanzi bar ou Aux p'tits bonheurs La France.
Dans les années 80, il est l'un des premiers journalistes français à dénoncer l'invasion russe en Afghanistan.
Il reçoit le prix Albert Londres pour Les Combattants de l'insolence, en 85.
Après sa rencontre avec le commandant Massoud, il centre plusieurs reportages sur ce personnage. Il est fasciné par l'homme et par son combat. En 98, il signe Massoud, Portrait d'un chef afghan, où il réalise un portrait intense et intime. Le documentaire rafle une flopée de prix.
Le 9 décembre 2001, Massoud est assassiné, pour avoir tenté de résister à la domination des talibans.
Il était également écrivain et traitait de ces mêmes sujets de prédilection dans ses livres.
En 2006, il a réalisé son premier film de fiction. L'étoile du soldat, tourné en Afghanistan, qui relate la vie d'un jeune soldat russe, constitué prisonnier, découvrant le vrai visage de ceux qu'il a appris à considérer comme des ennemis. Le film devait sortir à l'automne.
Il s'est suicidé le 16 mai 2006. Il a été retrouvé dans la forêt de Fontainebleau. Il n'aurait pas supporté la disparition de Massoud, qu'il respectait infiniment.